Tous les articles par Patrice

Alexandre Kouprine (1870-1938)

Kouprine

Génie touche à tout, Alexandre Kouprine a exercé tous les métiers, écrit dans tous les genres. Après la Révolution d’octobre, il participe un temps à la vie littéraire aux côtés de Maxime Gorki, avant de rejoindre quelques mois l’Armée blanche, puis de s’exiler en France. Mourant, il demande en 1937 à rentrer en Russie, ce qui lui est accordé par Staline.

Ses livres:

Le Parc royal et Le Paradis, dans Les Premiers feux

Le Baiser oublié, dans La Grande anthologie du fantastique russe et ukrainien

 

Eugène Sallias (1840-1908)

Sallias

Le comte Eugène Sallias (ou Salhias) de Tournemire, fils de l’écrivain Evguénia Tour, est un descendant d’une vieille de la noblesse française installée en Russie. Formé en droit à l’Université de Moscou, il devint vite un des auteurs les plus populaires de romans historiques à la façon d’Alexandre Dumas

Ses livres:

Le Français

 

Demandez le programme!

Il est temps d’aborder l’avenir, avec notre programme de parution pour le second semestre 2015. Cinq livres en tout, de septembre à décembre.

Notez que les précommandes sont ouvertes pour le roman d’Alexandre Beliaev!

Alexandre Beliaev

L’Île des navires perdus

Couv Beliaev

ISBN 979-10-94441-23-7, 19 €.

Le bateau semblait rester immobile. Cependant, un faible courant l’emportait vers le cœur de la mer des Sargasses. Ils rencontraient de plus en plus souvent les vertiges verdis et à demi-pourris d’autres navires, qui apparaissaient tels des défunts, avec leurs membrures semblables à des côtes et leurs mâts brisés. Ces vestiges suivaient le bateau durant un moment, puis s’éloignaient lentement au loin.

Un détective et son prisonnier empruntent un transatlantique pour revenir aux USA quand une tempête pousse leur bateau au cœur de la mer des Sargasses, là où se trouve l’Île des Navires perdus…

Pionnier du roman d’aventure soviétique de l’entre-deux-guerres, Alexandre Beliaev (mort en 1942), offre ici un récit captivant.

Édition illustrée, traduction de Viktoriya et Patrice Lajoye

Parution prévue : septembre 2015. Précommandes ouvertes.

Eugène Sallias

Le Français

Couv Salias

ISBN : 979-10-94441-24-4, 19 €.

« Alors, c’est donc la vérité, ce que l’on m’a raconté sur tes extravagances ? Certains disent même que tu es devenu fou… On raconte que tu achètes chaque jour des maisons à Moscou, ainsi que tout le blé et le vin…

– C’est la pure vérité.

– Tu veux t’engraisser aux frais du Français… Avec ce vin et ce blé… Je comprends, même si j’ai du mal à le croire. Je n’aurais jamais pensé que tu puisses commettre un tel acte antipatriotique. C’est presque qu’une trahison…

– C’est vrai, votre Excellence. Mais je n’irai pas jusqu’à ce péché. J’ai acheté tout cela pour le détruire… »

Juin 1812. La Grande Armée franchit le Niémen et attaque l’Empire russe. Septembre 1812. Le Français arrive aux portes de Moscou. Mais la résistance s’organise…

Contrairement à ce que son nom indique, Eugène Sallias de Tournemire (1840-1908) est bien un auteur russe. Il a publié durant sa carrière de nombreux romans historiques qui l’ont fait considérer comme l’Alexandre Dumas russe.

Traduction de Viktoriya et Patrice Lajoye

Parution prévue : octobre 2015.

Patrice Lajoye

Perun, dieu slave de l’orage. Archéologie – histoire – folklore

Lajoye couverture

ISBN : 979-10-94441-25-1, 23 €.

Les Slaves païens de l’Antiquité et du Moyen Âge ont longtemps eu un panthéon commun, lequel était dominé par Perun, le dieu de l’orage, mettre du ciel et des éléments. Connu par des textes anciens, mais aussi par des chansons, des contes, et même des noms de lieu, il a survécu à la christianisation en étant récupéré par deux saints : Élie et Georges, qui ont repris sa place.

Patrice Lajoye travaille au CNRS, il est docteur en Histoire des religions comparées, auteur de divers ouvrages sur les mythologies celtique, scandinave, et maintenant slave.

Parution prévue : novembre 2015.

Nady Baschmakoff

Les Dieux puissants

Couv Baschmakoff

ISBN : 979-10-94441-26-8, 19 €.

« À toi Poséidon et aux Cabires terrestres et marins ! Dieux grands, Dieux puissants, Princes de la mer et du feu ! Vous êtes saints et plus forts que toute puissance : vous êtes saints et plus grands que toute majesté. Recevez le pur sacrifice verbal de l’âme et du cœur qui monte vers vous, oh ! Inexpressibles, Ineffables que le silence seul peut nommer ! Ne permettez pas que périssent ceux qui sont vos enfants, votre race, votre création. Arrêtez la fureur de ces flots qui obéissent à la pensée, à peine conçue en votre sein. »

Hipparque le Spartiate a commis un meurtre. Rongé par le remords, il pense que l’initiation aux mystères de Samothrace lui permettra de retrouver une raison de vivre. Mais sa rencontre avec Atalante, la belle et farouche fille du grand prêtre, va tout bouleverser.

Nady Baschmakoff (1885-1938) publie à partir de 1910 dans une revue en français devenue confidentielle un étonnant roman qui n’a pas son équivalent dans toute la littérature russe. Ni fantastique, ni historique, il nous plonge dans le lointain passé de la Grèce et nous mène au cœur des grands mystères religieux.

Parution prévue : décembre 2015.

Viktoriya et Patrice Lajoye

Les Premiers feux. Penser le futur en Russie, d’Alexandre Ier à Staline

SF couverture 2

ISBN : 979-10-94441-27-5, 19 €

La Russie est une des terres d’élection de l’utopie. Depuis plus de deux siècles, les philosophes, mais aussi et surtout les écrivains, ont tenté de déterminer quel sera le futur, non seulement de leur pays, mais aussi de toute l’Europe. Entre optimisme et désespoir, Les Premiers feux présentent neuf visions du futur, dont certaines sont traduites pour la première fois en français.

Textes de Wilhelm Küchelbecker, Vladimir Odoievski, Dmitri Mamine-Sibiriak, Konstantin Tsiolkovski, Valeri Brioussov, Ferdynand Ossendowski, Mikhaïl Artsybachev, Alexandre Kouprine, et Efim Zozoulia.

Parution prévue : octobre-décembre 2015.

Semen Youchkevitch

Le Cabaretier Heimann

cover

Édition numérique

1,29€. Disponible sur KoboAmazon KindleGoogle Play et Lulu.com

À la fin du XIXe siècle, le gouvernement du tsar Nicolas II décide de mettre en place un monopole d’État sur les alcools, ce qui entraîne la ruine de cabaretiers juifs, dans l’incapacité d’exercer un autre commerce.

Traduit du russe par Serge Persky. Texte révisé par Viktoriya et Patrice Lajoye

Sur la condition des Juifs en Russie tsariste

Petit à petit, notre série de publications directement en numérique s’agrandit. Bien entendu, il nous sera toujours impossible de publier ainsi un roman ou un recueil de nouvelles uniquement sur ces supports, mais pour ce qui concerne des nouvelles isolées, nous considérons que rien ne nous est impossible. C’est pour nous une manière de défricher le terrain et de faire ressurgir des auteurs méconnus, en espérant pouvoir leur offrir mieux par la suite.

Semen Youchkevitch est de ceux-là. Bien qu’ayant vécu en France, il a été très peu publié en français. Il faut dire qu’il s’est intéressé à un sujet particulièrement sensible à l’époque: les Juifs en Russie. Leur vie n’était pas simple dans l’Empire des tsars, ne serait-ce qu’au quotidien: de nombreux métiers leur étaient interdits. Il faut se souvenir que le mot pogrom lui-même est un mot russe, tiré du verbe громить: « dévaster, piller, écraser ».

Mais tout en plaignant ses personnages, Youchtkevitch ouvre un oeil lucide sur eux et leur incapacité à évoluer. Ce n’est pas pour rien si le cabaretier Heimann attend aide et salut d’un voisin nommé Élie, quand on sait que le prophète Élie, chez les Juifs orientaux, était vénéré comme personnage secourable.

La traduction du Cabaretier Heimann a été publiée originellement dans L’Aurore, fameux journal qui prit la défense de Dreyfuss et qui publia le fameux « J’accuse » d’Émile Zola. Ce n’est évidemment pas pour rien.

cover

La revoici donc maintenant en numérique, dans une version que nous avons légèrement révisée.

Semen Youchkevitch (1868-1928)

yushkevich

Ardant défenseur de la cause juive en Russie impériale, Semen Youchkevitch publia de nombreuses oeuvres montrant le caractère le plus souvent misérable de cette population. Contraint à l’exil en 1920, il meurt à Paris en 1928.

Ses livres:

Le Cabaretier Heimann (numérique)

Le Cabaretier Heimann, dans Almanach de Lingva n°1